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La revue de mars 2004 - Clôture le 28 mars

raccourcis pour voir : les textes officiels, les réponses à QE, la jurisprudence, les nouveautés web, les articles

La législation et autres textes normatifs (lois, décrets, arrêtés, circulaires, instructions,  et réponses aux questions écrites, etc.)

Les textes (lois, décrets, circulaires, instructions, rapports officiels)

- Ordonnance NOR: JUSX0400007R n° 2004-274 du 25 mars 2004 portant simplification du droit et des formalités pour les entreprises - J.O n° 74 du 27 mars 2004 page 5871 - Voir l'article 24 qui modifie l'art. L. 464-6-1. du code de commerce et qui ne permet pas au Conseil de la concurrence de délaisser les procédures d'infraction aux pratiques anticoncurrentielles qui vise des contrats passés en application du code des marchés publics (lecture à contrario) http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSX0400007R

Avis NOR: INDI0410022V relatif à l'instruction de projets de normes - J.O n° 73 du 26 mars 2004 page 5836- Nombreux secteurs concernés. http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410022V

- Arrêté NOR: PRMX0407082Adu 22 mars 2004 relatif à la création par l'Agence pour le développement de l'administration électronique d'un site sur internet - J.O n° 72 du 25 mars 2004 page 5680 -A noter qu'il est prévu la mise en oeuvre d'une rubrique de petites annonces (marchés publics ?) et la création d'une procédure d'appel d'offres en ligne. Pour les petites annonces, est-ce la preuve que le gouvernement considèrera l'utilisation du site comme un niveau de publicité adéquat ? Probablement.
 http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=PRMX0407082A

- Arrêté du 10 mars 2004 portant agrément d'organismes ou de personnes pour assurer les vérifications réglementaires dans les établissements recevant du public - J.O n° 68 du 20 mars 2004 page 5394 - Bureau de vérification chapiteaux tentes structures (BVCTS), manoir du Laurier, 59660 Merville http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTE0400180A

- Avis relatif à la communication concernant l'homologation CEE, le refus, le retrait de l'homologation ou l'extension d'homologation d'un type de dispositif de protection en cas de renversement (arceau monté à l'arrière, cadre ou cabine) en ce qui concerne sa résistance ainsi que la résistance de sa fixation sur le tracteur (tracteur à voie étroite) - J.O. du 16 mars 2004 page 5180 http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRF0400462V

- Décret n° 2004-216 du 11 mars 2004 portant organisation et fonctionnement de l'économat des armées - J.O. du 13 mars 2004 page 4940 L'économat des armées est une centrale d'achat au sens du code des marchés publics http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=DEFD0400042D

-  Avis NOR: INDI0410018V à NOR: INDI0410021V relatifs à l'homologation et à l'annulation de normes - J.O. du 13 mars 2004 page 4983 et s. Nombreux secteurs d'activités concernés . http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410018V http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410019V http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410020V http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410021V

- Arrêté NOR: ECOM0420001A du 26 février 2004 pris en application de l’article 45, alinéa premier, du code des marchés publics et fixant la liste des renseignements et/ou documents pouvant être demandés aux candidats aux marchés publics -  J.O. du 11 mars 2004 page 4785 - Suppression de la possibilité de justificatif de l’inscription au registre de la profession ou au registre du commerce et introduction des justificatifs des sous-traitants. Cependant la demande du contrat de sous-traitance me semble manifestement illégale (divulgation de prix au niveau de la candidature)

- Arrêté du 16 février 2004 pris en application de l'article 2 du décret n° 2004-16 du 7 janvier 2004 concernant certains marchés publics passés pour les besoins de la défense et fixant le modèle du formulaire pour la publication des avis d'appel public à la concurrence - J.O. du 11 mars 2004 page 4768- Pour les collègues de la défense. Vous trouverez sur le lien ci-dessus le modèle d'avis reproduit. L'originalité de cet avis tient dans son annexe III
  
- Avis NOR: EQUE0400368V relatif à l'index national bâtiment «tous corps d'état» (symbole BT 01)- J.O. du 11 mars 2004 page 4825 - 640,0 pour le mois de novembre 2003. http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=EQUE0400368V

- Avis NOR: INDI0410013V à NOR: INDI0410016V relatifs à l'homologation et à l'annulation de normes - J.O. du 9 mars 2004 page 4554. Nombreux secteurs d'activités concernés http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410013V
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410014V
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410015V
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410016V

-Avis NOR: INDI0410012V relatif à l'instruction de projets de normes- J.O. du 7 mars 2004 page 4506  Nombreux secteurs d'activités concernés  http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0410012V

- Avis relatif à la communication concernant l'homologation CEE, le refus, le retrait de l'homologation ou l'extension d'homologation d'un type de dispositif de protection en cas de renversement (cabine ou cadre de sécurité) en ce qui concerne sa résistance ainsi que la résistance de sa fixation sur le tracteur (essais statiques)- J.O. du 6 mars 2004 page 4469
     http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRF0400345V

- Avis relatif à la communication concernant l'homologation CEE, le refus, le retrait de l'homologation ou l'extension d'homologation d'un type de dispositif de protection en cas de renversement (arceau monté à l'arrière, cadre ou cabine) en ce qui concerne sa résistance ainsi que la résistance de sa fixation sur le tracteur (tracteur à voie étroite)- J.O. du 6 mars 2004 page 4469
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRF0400369V
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRF0400275V

- Avis relatif aux homologations de tracteurs agricoles et forestiers à roues délivrées par le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales  - J.O. du 6 mars 2004 page 4470  http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRF0400346V
     http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRF0400370V

Les réponses aux questions écrites - Nota : vous pouvez en obtenir le contenu directement sur le site du Sénat et de l'Assemblée Nationale (je ne reprends pas le libellé des entêtes qui bien souvent ne correspondent pas à la question posée)  retour haut de page  - Extraits pour la plupart depuis le site du MINEFI Collectivités Locales

- QE nº 08188 du 26 juin 2003 de M. Bernard PIRAS - JOSénatQ du 09 octobre 2003 page 3043 - Le transport scolaire des élèves et étudiants handicapés assuré par les collectivités territoriales n'entre pas dans le champ d'application de l'article 30 du code des marchés publics, comme d'ailleurs dans celui de l'annexe 1 B de la directive n° 92/50 CEE du 18 juin 1992 (donc même dans le cadre du code de 2004) - Nota : le ministre appelle également l'attention sur le fait que même en dessous d'une procédure européenne, la collectivité doit définir précisément ses besoins.

- QE nº 21467 du 7 juillet 2003 de Mme Claude Darciaux - JOANQ du 20 octobre 2003 page 8027 - La délibération préalable du conseil d'administration d'un OPAC n'est pas nécessaire à la signature d'un marché public par le directeur général de l'office en application de l'article R. 421-22 du Code de la construction et de l'habitation. Nota : confirmation d'une position que j'avais prise depuis fort longtemps.

- QE nº 6745 du 18 novembre 2002 de M. Patrick Ollier - JOANQ du 27 octobre 2003 - Si les conditions de révision des primes d'assurances sont prévues au marché en application du code des marchés publics, l'article L. 113-4 du code des assurances réserve à l'assureur un droit de relèvement des primes en cas d'aggravation du risque.

- QE nº 11984 du 20 octobre 2003 de M. Jean Leonetti - Les concessions et les sous-traitances de plages sont des délégation de service public soumises à des règles de publicité et de mise en concurrence par l'article L. 321-9 du code de l'environnement (loi du 27/02/2002), d'application immédiate même à défaut de parution du décret d'application - Nota : à ma connaissance, le décret d'application n'est pas encore paru à ce jour. Donc la prudence est d'appliquer les procédures de délégation de services publics de la loi Sapin .

La jurisprudence      retour haut de page

- Cour de justice des communautés européennes, 16 octobre 2003, affaire C-283/00, Commission contre Royaume d'Espagne - Une société privée satisfaisant un besoin d'intérêt général et placée sous influence déterminante d'une autorité publique est un pouvoir adjudicateur soumis aux procédures de marchés publics - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 4 à 11. Note de G. Eckert - Arrêt déjà cité dans ma revue de décembre 2003- L'auteur met en exergue les différents arguments utilisés par la Cour pour qualifier une société privée de pouvoirs adjudicateurs : contrôle étroit par l'Etat (cela pourrait être tout autre une administration publique), mission entrant dans le monopole de cette administration, risque économique supporté au final par l'administration actionnaire, financement public éventuel, instrument de la politique de l'administration qui pendrait des mesures pour éviter la faillite de la société. L'auteur pose également la problématique du financement public de telle entité, notamment dans le cadre d'une procédure d'infraction contre le statut d'EDF. Nota : cette jurisprudence parait également avoir une application évidente sur la qualification générale en pouvoir adjudicateur, des sociétés d'économie mixte locale.

- Conseil d'Etat, 24 septembre 2003, requête n° 221283 - Fédération nationale des géomètres-experts et autres - Légalité du décret n° 2000-257 du 15 mars 2000 relatif à la rémunération des prestations d’ingénierie réalisées au profit de tiers par certains services des ministères de l’équipement et de l’agriculture - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 4 à 11. Note de Ph. Delelis - L'ingénierie publique ne porte pas atteinte en soit aux principes de liberté du commerce et de l'industrie. Le décret n'institue pas de pratiques anticoncurrentielles, ni d'aides indirectes de l'Etat, contraires au droit européen. Cependant, comme le remarque l'auteur, c'est dans le mode de fixation des honoraires pour l'ingénierie publique libre (pas celui offert aux petites communes et leurs groupements en application de l'arrêté du 31/12/2002) que se positionneront les contentieux futurs. http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&nod=JGXCX2003X09X000000221283 - Nota : le décret, toujours en application à ce jour, était libellé de façon tellement générique qu'il n'a pas été modifié à la suite de la loi MURCEF du 11 décembre 2001. Il ne fait que citer la possibilité de rémunérer les services d'ingénierie publique par certains services de l'Etat en renvoyant les taux à des arrêtés. Ce sont ces arrêtés d'application qui furent touchés par la suite. -http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOB0050007D

- Conseil d’État, 24 septembre 2003, requête n° 240604, CAMIF, Légalité du décret no 2001-887 du 28 septembre 2001 modifiant le décret no 85-801 du 30 juillet 1985 relatif au statut et au fonctionnement de l'Union des groupements d'achats publics - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 17 à 18. Note de Ph. Delelis - Le fait que le décret donne la possibilité à l'UGAP d'être coordonnateur de groupement de commande n'est pas de nature à méconnaître les principes de libre concurrence et les exigences d'égal accès à la commande publique, de même que la possibilité de traiter directement avec jusqu'à 130.000 € pour l'Etat et ses établissements publics à caractère autre qu'industriel et commercial et 200 000 HT pour les collectivités locales et leurs établissements publics, seuil supérieur à celui des marchés sans formalités préalables de l'article 28 -http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&nod=JGXBX2003X09X000000240604

Nota : Ce décret http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOM0110628D , qui modifie l'article 25 du décret du 30 juillet 1985 est toujours d'application à ce jour. Il n'en reste pas moins que la formule du groupement a vocation à tomber en désuétude, l'UGAP étant désormais centrale d'achat en application du code des marchés publics de 2004. Donc les commandes qui lui seront passées seront dispensées de l'application du code, L'UGAP traitant ces approvisionnements en application dudit code. Cependant, ce texte entre désormais en contrariété avec le code de 2004 qui est de même valeur juridique puisqu'il dispose encore que les commandes  à l'UGAP sont passées "selon les dispositions de l'article 28 dudit code [de 2001] lorsque les seuils de 130 000 HT pour l'Etat et ses établissements publics à caractère autre qu'industriel et commercial et 200 000 HT pour les collectivités locales et leurs établissements publics ne sont pas dépassés."

- Cour Administrative d’Appel de Bordeaux, 24 juin 2003, requête n° 99BX00156 - Marché d'une commune comportant une tranche conditionnelle d'une compétence transférée à un établissement public local - Annulation de la délibération et du marché - Validité du déféré préfectoral déposé au tribunal par télécopie et régularisé post-délai - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 17 à 18- Note de F. Olivier - L'affaire portait sur une tranche conditionnelle d'un appel d'offres, par ailleurs passé ensuite par marché négocié à la suite d'une procédure infructueuse, ladite tranche portant sur un contrat de tris de déchets et valorisation des matériaux alors que l'établissement public avait compétence en matière de traitement des ordures ménagères et l'élimination ou la récupération des déchets divers. Nota : Ce type de contentieux peut être très fréquent et est susceptible d'annuler des contrats même passés à procédure adaptée. Attention donc au contenu du libellé des transferts de compétence. http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&nod=J3XCX2003X06X000000000156

- CJCE 16 octobre 2003, affaire C-421/01 Traunfellner GmbH - Un pouvoir adjudicateur ne peut prendre en compte des variantes que si le cahier des charges précise les conditions minimales que ces variantes doivent respecter et un simple renvoi dans le cahier des charges à une disposition de la législation nationale n'est pas suffisante pour remplir cette exigence délai - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 18 à 20- Note de J.-P. Piétri - Arrêt déjà cité dans ma revue de décembre 2003 - Nota : précisons, ce que ne fait pas explicitement l'auteur, que lorsque marché ne comporte pas de dispositions explicites sur le traitement des variantes, se contentant notamment de viser un corpus de texte national, la Cour n'a pas été jusqu'à estimer qu'il a été passé en illégalité, mais que les variantes ne peuvent pas être prise en considération dans le choix de l'offre.

- * Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, Société ALZATE, requête n° 99BX02631- Un marché peut être déclaré sans suite par l'administration avant sa signature même après la tenue de réunions de chantiers. L'administration est tenue d'indemniser les dépenses engagées par le candidat qui l'a été incité à engager des dépenses liées à la préparation du chantier, dont le juge peut faire une juste appréciation en l'absence de la production de pièces justificatives produites par le candidat. La responsabilité de l'administration est atténuée par l'imprudence commise par le candidat qui a poursuivi l'engagement des dépenses après la date prévisible de signature du marché - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 20 à 22- Note de F. Olivier - Nota : Attention, l'auteur a produit quelques conclusions hâtives, sur des éléments connus lors de la rédaction de cet article. Il n'est pas sûr que le juge eut conclu en l'enrichissement sans cause, car les dépenses engagées par le candidat n'avaient pas été nécessairement utiles à l'administration, le projet choisi en final lors d'un nouvel appel d'offres étant radicalement différent (coût réduit de plus de la moitié). Le commentaire concernant les variantes pouvant être librement déposées en l'absence de disposition expresse au marché n'était plus d'actualité (cf. CJCE 16 octobre 2003, affaire C-421/01 commenté dans la même revue). L'affirmation que le renoncement à un appel d'offres relève du pouvoir discrétionnaire de l'administration est contraire au droit européen (CJCE 18 juin 2002, C-92/00)- Il y a comme ça des mauvais jours… http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&nod=J3XCX2003X05X000000002631

- Conseil d'État, 17 octobre 2003, requête n° 249822, Min. Intérieur, Sécurité intérieure et Libertés locales c/ synd. intercommunal d'assainissement le Beausset, la Cadière et le Castellet - La renonciation en tout en partie du versement des intérêts moratoires est interdite et à quelque moment que se soit et toute transaction de renonciation même partielle est illégale  - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 22. Note de G. Ekert http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&nod=JGXAX2003X10X000000249822

- Conseil d'État, 17 octobre 2003, requête n° 232241, Commune de Chalabre - Le sous-traitant accepté et dont les conditions de paiement ont été agrées a droit au paiement direct de ses prestations même si celles-ci ont donné lieu à paiement à l'entreprise principale- Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 23 et 24. Note de F. Olivier - La commune avait invoqué directement devant le Conseil d'Etat une contestation sur le fait que l'acte spécial ne comporte pas la signature du sous-traitant, qu'il y manque des éléments, qu'il ne comporte pas les conditions de paiements et n'a pas été transmis au contrôle de légalité. Le conseil d'Etat a considéré que ces dispositions qui ne sont pas d'ordre public auraient dû être soumises au juge du fonds pour qu'il les puisse l'apprécier. Nota : Le fait que le formulaire d'acte spécial ne comporte pas la signature du sous-traitant a toujours été pour moi un grand mystère. Pourquoi ne pas y revenir, ce formulaire n'étant plus d'actualité en application du code des marchés publics de 2004 et ne prévoyant pas la mention de notification au sous-traitant déjà instituée par le code de 2001 ? Quant à la contestation invoquée due la non-transmission au contrôle de légalité elle n'avait que peu de chances d'aboutir, car à supposer qu'elle soit nécessaire, ce que conteste la doctrine administrative, la commune pouvait difficilement invoquer sa propre turpitude. http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&nod=JGXCX2003X10X000000232241

- TA Strasbourg, ordonnance du 31 oct. 2003, n° 03-03915, Sté Pertuy Construction c/ département du Bas-Rhin - Un candidat qui a été éliminé au stade du choix des offres conserve son intérêt à agir à l'encontre d'un manquement aux obligations de transparence et de publicité - Suspension de la passation du marché pour n'avoir pas indiquer les modalités essentielles de financement du marché, ni dans l'avis d'appel à concurrence publié au JOCE [maintenant JOUE], ni au règlement de consultation -   Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 24 et 25 - Note de Ph. Delelis  - Nota : c'est donc le jackpot, alors même que le défaut invoqué n'a manifestement pas porté tors au candidat. Les textes n'expliquent pas le contenu de cette mention et outre les délais de paiement qui doivent être explicitement cités et non par simple référence au code et au décret d'application, il est prudent de spécifier même de façon résumée les modes de financement du projet : autofinancement, emprunts et subventions.

- Conseil d'Etat, 17 oct. 2003, requête n° 223.296, District Bastia : Juris-Data n' 2003-066009.  Le délai de du déféré préfectoral n'est pas prolongé du délai d'envoi spontané des pièces complémentaires par l'administration ayant passé le marché - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 25 et 26 - La collectivité avait envoyé spontanément le lendemain de la transmission de son marché, le rapport de la commission d'appel d'offres et le rapport de présentation du marché manquants. Or cet envoi ne prolonge pas le délai du recours gracieux du préfet qui est de deux mois calendaires et un jour. Dans le cas d'espèce, son recours a été de deux mois calendaires et de deux jours après la transmission initiale, ce qui vicie la procédure et ensuite le recours devant le tribunal. http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&nod=JGXBX2003X10X000000223296

- Cour administrative d'appel de Paris, 10 juillet 2003, n° 01PA2303, Société Sogeres c/ Commune de Yerres - Concession d'un service public de restauration - Avenant à la concession prévoyant l'accueil d'une clientèle étrangères à la mission de la commune représentant un doublement des capacités moyennant le paiement redevance versée à la commune, assortie d'un crédit-bail portant sur le terrain de la commune où le délégataire construit l'extension de la cuisine centrale. Le Conseil municipal ne peut confier à une personne privée des missions ne présentant pas un caractère d'intérêt communal, sauf à ce que de telles missions soient le complément normal de sa mission principale et qu'elles soient à la fois d'intérêt général et utiles à la commune. Légalité de la délibération du Conseil constatant ultérieurement la nullité du contrat. Recevabilité de la demande du concessionnaire en appel d'être indemnisé sur la base de l'enrichissement sans cause au titre des dépenses utiles engagées sur les contrats exécutés et de plus en raison de la faute commise par l'administration, de la perte de bénéfices jusqu'à l'échéance initiale des contrats, ladite perte des bénéfices n'étant pris en compte qu'à considération de 50 %, l'extension du service critiquée ayant commise à l'initiative du concessionnaire.  Ordonnance d'une expertise pour en déterminer le montant à défaut de production de pièces justificatives. - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 26 et 27. Note de J.-P. Piétri. Nota : un arrêt extrêmement intéressant et qui met en lumière des pratiques courant dans ce secteur d'activité, notamment dans la gestion de restaurants à caractère inter administratif, et que l'on peut retrouver également dans le cadre de la collecte des déchets en dehors du périmètre communal ou de l'établissement public. Il est fort probable que la légalité du service puisse être également contestée si son organisation avait été gérée en régie directe. Proposition : le législateur ne pourrait-il pas créer en matière de délégation de service public, des groupements de commandes au même titre que le prévoit le code des marchés publics ? Arrêt publié sur rajf.org  http://www.rajf.org/article.php3?id_article=1957

- Conseil d'Etat, 3 octobre 2003, requête n° 248523, Commune de Ramatuelle - Si l'autorisation d'exploitation d'un casino délivré par une commune relève des procédures de délégation de service public,   le ministre de l'Intérieur peut valablement limiter l'autorisation d'exploitation à une durée de 18 ans sans méconnaître les exigences de libre administration des collectivités territoriales - Contrats et marchés publics de décembre 2003 - page 26 et 27. Note de G. Eckert http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=JADE&nod=JGXBX2003X10X000000248523

-Cour de Cassation, chambre criminelle, 28 janvier 2004 - Recel du délit d'atteinte à l'égalité des candidats dans les marchés publics - Cité sur http://www.juris-classeur.com 18/03/2004 - Un prestataire qui 'est vu confier plusieurs marchés de gré à gré alors que les montant auraient dû justifier un appel d'offres commet un recel du délit d'atteinte à l'égalité des candidats dans les marchés publics. L'affaire concernait la fourniture de documents d'arpentage et plans parcellaires, négociations foncières et levées topographiques, lesquelles se rapportaient à des travaux de même nature.  Par ailleurs le prestataire avait obtenu des renseignements privilégiés au sein de l'administration. Nota : passé avant le code des marchés publics de 2001, cette affaire conserve tout son intérêt. Attention de ne pas considérer l'unité fonctionnelle du code de 2004 comme une clef magique qui permettra un contournement automatique des seuils. http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=CASS&nod=CXRXAX2004X01X06X00865X097

- Cour de justice des communautés européennes, affaire C-122/03 du 11 décembre 2003 - Condamnation de la France pour imposer, en application de l'article R. 5142-15 du code de la santé publique, aux opérateurs économiques important ou distribuant sur le territoire français des médicaments bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché française ou communautaire, l'obligation de présenter à première demande des autorités de contrôle soit une copie certifiée, délivrée par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, de l'autorisation de mise sur le marché française ou de l'enregistrement du médicament, soit un document délivré par cette même agence attestant que le médicament importé a obtenu une autorisation de mise sur le marché délivrée par la Communauté européenne. Nota : cette affaire aura bien entendu un impact sur les marchés publics des médicaments http://curia.eu.int/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=fr&Submit=Rechercher&docrequire=alldocs&numaff=C-122%2F03&datefs=&datefe=&nomusuel=&domaine=

 

Les nouveautés sur les sites (à cliquer pour voir)    retour haut de page

- Le site de l'Agence pour le développement de l'administration électronique et de son projet ADELE  http://www.adae.gouv.fr/adele/ avec notamment les fiches projet  qui comprennent la dématérialisation du contrôle de légalité et l'expérience de dématérialisation des marchés publics en Bourgogne, la mutualisation des dépenses de dématérialisation de l'achat public déjà au sein des ministères par la mise en place d'une plate-forme interministérielle, la modernisation de la consultation du BOAMP, améliorer la sécurité des transactions. http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=317

Les articles de presse   retour haut de page

- Publicité et mise en concurrence en procédure adaptée : les conseils de l’avocat Jean-Marc Peyrical - Pour des mesures de publicité des marchés à procédures adaptées graduées en fonction des enjeux financiers  http://www.achatpublic.com/news/2004/03/3/AchatPublicBreveALaUne.2004-03-18.5026

- Un modèle de nomenclature pour vos achats de communication par  Hervé Parvéry - achatpublic.com, 18/03/2004. Une bonne initiative http://www.achatpublic.com/news/2004/03/3/AchatPublicBreveALaUne.2004-03-17.1540

- Dématérialisation des marchés publics : la Bourgogne sur les « starting block » par Sandrine Dyckmans - achatpublic.com, 04/03/2004 - Le Conseil Régional de Bourgogne met en place une place des marchés ayant vocation à fédérer l'ensemble des acheteurs publics de Bourgogne http://www.achatpublic.com/news/2004/03/1/AchatPublicBreveALaUne.2004-03-03.5326

- Comment réaliser sa computation de seuil alors que la nomenclature n'est plus obligatoire (1 et 2) ? Par Dominique Fausser -  achatpublic.com 25/02/2004 - Le pari de l'intelligence http://www.achatpublic.com/news/2004/02/5/AchatPublicBreveALaUne.2004-02-24.5951 http://www.achatpublic.com/news/2004/02/5/AchatPublicBreveALaUne.2004-02-25.2343

- Nouveau taux d’intérêt légal : à vos calculettes pour estimer les intérêts moratoires par Géraldine Lauwereins-Taris - achatpublic.com, 20/02/2004- Avec les majorations : 4,27 % ou 9 %, selon qu'est mentionné ou non le taux légal "national" avec la problématique de l'application du taux national par défaut qui ne visait que les marchés sans formalités préalables par le décret du 21 février 2002, texte qui n'a pas été modifié pour prendre en compte les marchés à procédure adaptées. http://www.achatpublic.com/news/2004/02/4/AchatPublicBreveALaUne.2004-02-19.1604

- Le dialogue compétitif : ange ou démon ? Par Géraldine Lauwereins-Taris - achatpublic.com, 02/02/2004 - Une bonne analyse de cette procédure complexe ainsi que la confrontation de diverses expériences. Celles-ci mettent en exergue les différences de pratiques envisagées ainsi que la prudence de leur mise en œuvre. Nota : ajoutons que la refonte des directives européennes prévoient un nombre minimal de 3 candidats pour négocier, si ce nombre minimal de candidats ayant les capacités requises est atteint.

- Le «vade-mecum de l’acheteur public» indispose Bercy achatpublic.com, 01/03/2004 - Nota : et il a bien raison http://www.achatpublic.com/news/2004/02/5/AchatPublicBreveFilAPC.2004-02-27.0318

- Une procédure de dialogue compétitif à la Française par Didier Adda - Le Moniteur des TPB du 27 février 2004 page 70 et 71 - Un excellent article qui fait le point sur la procédure de dialogue compétitif. Il présente de façon synthétique et pédagogique l'organisation des différentes phases et le contenu pratique du dialogue. L'auteur vise le programme fonctionnel préalable au dialogue et définit le contenu du cahier des charges à établir par l'administration. Ajoutons simplement que ce cahier des charges devrait respecter l'esprit de la procédure et donc comporter des mesures de pénalisation en cas de résultat non atteint par le titulaire du marché.

- Article 40.V - La publicité des marchés d'un montant supérieur aux seuils européens par Jérôme Michon - Le Moniteur des TPB du 27 février 2004 page 149 - Un article objectif sur les mesures de publicité à partir du seuil européen (eh oui …). L'auteur vise la jurisprudence administrative sanctionnant un avis ne comportant pas la mention de soumission ou non soumission à l'accord sur les marchés publics, sans toutefois la citer. Nota il s'agit de l'arrêt du Conseil d'État, 14 mai 2003, Communauté d'agglomération de Lens Liévin - requête n° 251336. En cas de doute, indiquez la soumission, ce qui comporte le moins de risque contentieux, la soumission étant compatible par définition au droit des marchés publics (les directives européennes de marchés publics s'inscrivant dans l'accord).

- Les documents constitutifs du marché - Le Moniteur des TPB du 27 février 2004 page 75 et 76. Une synthèse générale. Elle préconise le tout écrit pour les marchés. Nota : cependant que juridiquement, une lettre de commande (je préfère ce terme à celui usuellement utilisé de bons de commande), constitue un contrat lorsque l'entreprise exécute les prestations, cette exécution valant accord tacite. En droit civil, on évoquerait la notion de contrat à condition potestative. Par ailleurs dans certains cas, le contrat écrit est irréaliste. L'exemple typique est celui de l'organisateur d'une colonie de vacances qui dans le cadre de sa régie d'avance, va payer au boulanger de campagne une baguette de pain. Il faudra un jour faire preuve d'un peu de bon sens. Pourquoi pas faire évoluer les textes en appliquant la dispense de l'écrit et de la notification du marché lorsque des régies d'avance sont constituées, en y ajoutant les paiements par carte d'achat pour les marchés de faible montant, cela remettra un peu d'ordre dans les idées et l'organisation des administrations.

- Marchés publics d'assurance : à quand la sortie du tunnel ? Par F.Llorens et P. Soler-Couteaux - Contrats et marchés publics - décembre 2003 page 3- Constat que l'appel d'offres ne permet pas d'exercer une concurrence efficace en matière d'assurance et se traduit par une carence d'offres et une augmentation conséquente des prix. L'auteur souhaite des éclaircissements jurisprudentiels sur la compatibilité du code des marchés publics avec le code des assurances et voit dans le rehaussement des seuils, l'ouverture propice d'un nouvel espace de négociation par les marchés à procédure adaptée -

- La liberté contractuelle des collectivités territoriales par Eric Delacour - Contrats et marchés publics - page 4 à 11. Un grand article balayant les principaux aspects de ce thème à multiples facettes. L'auteur rappelle des sources juridiques et conséquence en matière de liberté d'organiser les services publics en délégation ou en régie directe, à l'exception des pouvoirs de police ou des matières non délégables en application d'une loi. L'auteur vise les limites à cette liberté : requalification juridique des contrats au-delà de la volonté des parties pour appliquer les règles d'encadrement de la concurrence, liste des contrats interdits relatifs à la domanialité publique. Il délimite l'espace restreint de liberté de choix du cocontractant, notamment en matière de délégation de service public et de marché à procédure adaptée et rappelle que l'administration doit appliquer les propres règles complémentaires qu'elle a annoncées dans le cadre d'une mise en concurrence. L'auteur liste les clauses prohibées en matière de DSP (droits d'entrée, clauses abusives, durée excessive du contrat), ainsi que les clauses obligatoires en application de la législation. Il présente la grande liberté des administrations en matière de résiliation des contrats et de sanctions prises unilatéralement, mais aussi ses obligations de respecter l'équilibre financier du contrat, les droits de la défense et les délais de paiement. Les outils de règlement amiable des litiges sont également présentés.

- La personne responsable du marché par F.Olivier - Contrats et marchés publics - page 38 et 39 - La présentation du rôle de la PRM au travers du code de 2001, dont l'essentiel du dispositif reste d'application dans le code de 2004. Nota : Un regret, que l'argumentation juridique sur la signature des marchés ne distingue pas ceux non soumis à une procédure formalisée.

Auteur : Dominique FAUSSER, gérant de la Société Localjuris Formation, ancien Directeur territorial - adresse site Internet : http://www.localjuris.com.fr/